Comment faire pour avoir un orgasme multiple ? L’orgasme multiple peut sembler utopique, chimérique et inventé pour nous déprimer sur notre vie sexuelle jamais assez épanouie, jamais assez orgasmique, jamais assez bla-bla-bla. Surtout lorsqu’on sait que certaines d’entre nous réussissent même à avoir des orgasmes multiples. Et parmi celles qui ont eu un rapport sexuel il y a moins d’un an, 49% déclarent avoir régulièrement du mal à atteindre l’orgasme. Le site payant OMYGYES a réalisé une étude en 2015 à ce sujet. Qu’est-ce que l’orgasme multiple ? Oui oui, rien que ça. Avoir plusieurs orgasmes : ça peut arriver à toutes les femmes ? Plusieurs orgasmes en un rapport. Qu’est-ce que l’orgasme multiple ? Mais, l’orgasme multiple existe vraiment. Alors oui, c’est vrai, le culte de l’orgasme n’a pas de sens, comme toutes les normes sexuelles qui investissent malgré nous notre surmoi. Jessica Pirbay, sexothérapeute. Cela peut être un orgasme anal, plusieurs fois de suite, tout comme ça peut être un orgasme vaginal, femmes matures nues un orgasme des seins, puis un orgasme cervical. Pour beaucoup de Femmes Matures Nues, avoir ne serait-ce qu’un orgasme n’est pas une évidence.

Celle-ci indique que 47% des femmes l’ont déjà expérimenté. Tout joue en notre faveur pour prouver que nous en sommes toutes capables. Car oui, toutes les femmes peuvent jouir plusieurs fois. Pour cause, contrairement aux hommes, qui ont besoin de repos (plus ou moins long), entre deux orgasmes, leur anatomie permet aux femmes d’expérimenter des orgasmes successifs et/ou très longs. Avoir plusieurs orgasmes : ça peut arriver à toutes les femmes ? Si on a l’impression de ne pas être logé à la même enseigne niveau double orgasme (ou plus), la réalité est un peu moins binaire. On peut toutes y arriver, c’est physiologique. Toutes. “On a l’impression qu’on ne pourra jamais y arriver, mais en réalité il suffit d’apprendre à sexualiser son corps, à l’aimer et à l’accepter tel qu’il est”, encourage l’experte. Déjà, il faut atteindre son premier orgasme. Ok, c’est possible. Mais, comment avoir plusieurs orgasmes ?

Ensuite, au risque de vous décevoir, il n’y a pas de science exacte en la matière, ni de mode d’emploi clair et précis. Largement stimulée par ces hors d’oeuvres, vous serez bien mieux disposée à atteindre un premier orgasme (et les suivants) pendant l’acte que si vous deviez tout “commencer à zéro”. Que des témoignages et des recettes aux ingrédients interchangeables. La première (et la plus évidente) est celle de l’orgasme pendant la pénétration qui va suivre. Les chanceuses qui ont joui plusieurs fois de suite convergent sur une chose : l’orgasme multiple s’atteint quand on varie les plaisirs. Commençons par le commencement, ce qui, en matière de sexe, signifie les préliminaires. Dans l’étude opérée par OMGYES, 53% des femmes qui expérimentent le multi-orgasme expliquent ralentir le rythme après le premier orgasme. Jessica Pirbay. L’érotisation de son propre corps est également extrêmement importante. Et ainsi de suite jusqu’à votre troisième, quatrième, cinquième orgasme. Invitez votre partenaire à stimuler votre clitoris avec ses doigts, avec sa langue, avec les deux. Cela permet d’informer et de guider son partenaire, qui n’aura plus qu’à appliquer vos recommandations et à rajouter son savoir-faire. Il suffit que votre partenaire insiste un peu plus et que vous lâchiez prise et paf, ça fait déjà 1. Puis vient la pénétration et le multi-orgasme n’est plus bien loin. La seconde, est de se laisser aller à un orgasme pendant les préliminaires. En effet, connaître vos zones érogènes sur le bout des doigts permettra à votre partenaire de mieux vous faire jouir. À noter que pour atteindre l’orgasme dès les préliminaires, rien de tel que la masturbation féminine en solo. Et si on vous disait que le secret de l’orgasme multiple est la connaissance que vous avez de votre corps ? Si telle position/préliminaire fonctionne pour le premier orgasme, mieux vaudra changer de sens/de rythme/de pratique pour en espérer un second.

Une étude IFOP de février 2022 consacrée à l’harmonie sexuelle au sein du couple nous apprenait que la simulation constituait une pratique de plus en plus répandue chez les femmes interrogées. 41 % d’entre eux font semblant essentiellement pour ne pas blesser leur partenaire. Toujours selon l’IFOP, la volonté de dissimuler un manque d’harmonie sexuelle au sein du couple a déjà poussé une femme sur trois à mentir à son conjoint qui posait une question du type “T’as joui ?”. Sur la simulation, une étude anglaise publiée en 2023 montre qu’un tiers des 3 700 participants hommes britanniques âgés de 18 à 65 ans simulent presque toujours et 42 % déclarent le faire de temps en temps. Près des deux tiers, 62 % des Françaises admettent avoir déjà feint d’atteindre l’orgasme dans leur vie, une proportion qui a quasiment doublé en 25 ans. Aussi, ce sont les hommes de la génération Z, nés entre 1997 et 2010, qui simuleraient le plus. 30 % de ces hommes interrogés se sentent stressés par le sexe.

Nous verrons combien l’orgasme reste encore considéré par beaucoup de couples comme le point d’orgue, le point d’équilibre d’une relation qui se porte bien. Reflet d’une double injonction à la sexualité et à l’orgasme impératif. Beaucoup pensent encore, que quand on ne parvient pas à l’orgasme au sein du couple, cela peut le faire vaciller. Beaucoup de gens simulent pour flatter l’autre et refouler souvent des sensations personnelles qui ne collent pas avec des sensations conventionnelles presque normatives. Sans oublier d’aborder la question selon laquelle la survie d’un couple dépendrait forcément de la garantie de jouissance dans un couple. Une injonction à satisfaire, plutôt qu’à échanger et ressentir autrement que par la perception sexuelle génitale exclusive alors que nous aurions beaucoup plus à gagner dans le fait de réapprendre à connaître son corps et à renouer avec davantage de sensorialités insoupçonnées sans céder à la performance. L’orgasme étant souvent vu comme la preuve d’un rapport abouti et de bonne qualité, il apparaît forcément comme le signe d’un dysfonctionnement de la relation. Nos invités sont venus expliquer pourquoi c’est passer à côté de l’amplitude du mot “jouissance” qui s’inscrit bien au-delà des fausses représentations culturelles anciennes que nous nous faisons de l’orgasme.

Tout cela n’est que le fruit de représentations et d’injonctions culturelles collectives qui codifient notre rapport personnel à la sexualité et à notre propre corps. Nous verrons comment fonctionne vraiment l’orgasme. Philippe Brenot, psychiatre, anthropologue et thérapeute de couple, il dirige les enseignements de Sexologie et Sexualité Humaine à l’université de Paris Cité et préside l’Observatoire International du Couple. 📖 Pourquoi c’est si compliqué, l’amour ? Cette course à l’orgasme peut-elle créer des troubles sexuels ? Un rapport sexuel est-il forcément raté si l’on n’a pas joui, si l’on n’a pas atteint le septième ciel ? Ses recherches concernent l’anthropologie, la physiologie sexuelle et le couple. 📖 Qu’est-ce qui fait mon genre ? Aïda N’Diaye normalienne, enseignante, philosophe, écrivaine et chroniqueuse. Pourquoi devrait-on atteindre l’orgasme à tout prix pour être sexuellement épanoui ? Faut-il forcément passer par une sexualité débridée pour parvenir à l’orgasme ? Cécilia Commo psychanalyste, sexologue et thérapeute de couple. Faut-il céder au culte de l’orgasme ? Elle assure la prise en charge des couples et des adultes qui rencontrent des difficultés dans leur vie personnelle, leur vie sentimentale et/ou sexuelle dans son cabinet à Paris.

Leave a Reply

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *